Oser : c’est investir pour un air pur

Impacts annuels de la pollution de l’air sur la santé au Canada selon la devise de 20202
Des visites aux urgences pour troubles respiratoires lors des feux de forêts de 2023 au Canada3
Jours de symptômes d’asthme liés à la pollution atmosphérique au Canada en 20182
La pollution atmosphérique est associée à plusieurs problématiques de santé4:
La pollution et la chaleur, mises ensemble, vont créer un double stress sur le corps, particulièrement au niveau du coeur et des poumons5.

Les particules fines (PM) sont les polluants de l’air les plus importants. Il existe différentes grosseurs de particules, mais les plus préoccupantes pour la santé humaine sont les particules d’un diamètre inférieur ou égal à 2,5 micromètres, appelées PM2,5 6.
Chaque réduction d’une tonne d’émissions de ce polluant engendrerait une économie de 340 000 à 520 000$ en frais liés à des problèmes de santé selon Santé Canada7.
Alors que le Québec a les plus hauts taux de PM2,5 au Canada6, on parle d’économies considérables en problèmes de santé évités par la prévention!
Les combustibles fossiles, c’est-à-dire le charbon, le pétrole et le gaz, nuisent à la santé humaine à chaque étape de leur production (extraction, pompage, transport, transformation, combustion, etc.). Ils rejettent entre autres des particules polluantes dans l’air comme le NO2, le SO2, le CO, les COV, les PM2,5, et les PM10, dont les effets sur la santé sont multiples. 7-9
L’exposition à cette pollution est associée à une augmentation du risque de faible poids à la naissance, de cancers infantiles, d’asthme, de troubles neurologiques, de maladies cardiovasculaires et de mortalité prématurée.
Les toxines issues des combustibles fossiles peuvent aussi nuire à plusieurs systèmes corporels : système immunitaire, système reproducteur, cerveau et système nerveux, cœur, poumons, reins, sang et moelle osseuse.
Les changements climatiques devraient amplifier les impacts négatifs sur la santé par l’augmentation du smog, des particules fines et des feux de forêts. Une menace réelle pour la santé de la population, ces phénomènes sont liés à une baisse des fonctions pulmonaires ainsi qu’à une augmentation des visites aux urgences, des hospitalisations et de la mortalité10.
Par ailleurs, le CO2 et d’autres gaz à effet de serre, qui contribuent aux changements climatiques, piègent aussi la chaleur, ce qui amplifie les conditions climatiques et intensifie les conditions météorologiques extrêmes11.
Selon les données du Conseil canadien des ministres de l’environnement, le Québec a les plus hauts taux de PM2,5 au Canada. Dans le sud du Québec, ces taux (24h et annuel) dépassent même les normes canadiennes de la qualité de l’air ambiant (NCQAA).6
Les effets à long terme des polluants affectent très concrètement la santé et le bien-être de la population. Une exposition prolongée aux polluants de l’air, même à de faibles concentrations, peut conduire à des maladies respiratoires, cardiovasculaires ou à un risque accru de cancer7-10, 12.
D’ailleurs, la pollution de l’air cause environ 4000 décès prématurés par an10 et 1300 nouveaux cas d’asthme infantile par an13 au Québec.